Journées emploi-jeunes Le Ministère de l’Emploi sort le gros lot pour les jeunes

Placée cette année sous le haut patronage du Chef de l’Etat, les Journées Emploi Jeunes poursuivent un triple objectif ; à savoir créer un espace d’information fécond et de stimulation du développement des affaires par la mise en relation directe entre les porteurs de projets et les structures de financement et d’accompagnement, offrir un cadre d’expression et d’échanges sur des thématiques intéressant la vie des affaires et reconnaître le mérite des opérateurs économiques et de leurs partenaires.

Les journées de l’emploi des jeunes 2018 se sont ouvertes jeudi 25 janvier au Palais de la culture en présence du Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement et de nombreuses personnalités. 


Après l’hymen national et les mots de bienvenue du Maire de la Commune V de Bamako, Amadou Ouattara, les quelques 3 500 invités ont assisté à la transmission du fanion du Stage de formation professionnelle entre le vice président du CNJ et Youssouf Coulibaly et le président des stagiaires du 10è programme Abdoulaye Bocar Bah. Il sera suivi par vice président du CNJ qui a salué les efforts constants du Gouvernement pour la jeunesse. 
Celui-ci a adressé ses chaleureux remerciements au Président de la République, Chef de l’Etat pour leur avoir donné la chance de bénéficier de ce stage de formation professionnelle qui leur permettra d’être plus compétitifs sur le marché du travail. Il a invité ses camarades à l’abnégation.
Le président de l’APCAM Bakary Togola s’exprimant au nom des partenaires stratégiques a indiqué toute leur disponibilité à accompagner les autorités pour la formation des jeunes. 
Il ressort de l’exposé du Directeur général Mahamadou Fofana que le programme 2017 a enregistré 34 189 dossiers de candidature sur lesquels 29 162 ont été déclarés éligible et 5 027 ont été rejetés. Les hommes sont majoritaires avec un effectif de 19 421 soit 56,80% contre 14 768 femmes. 
Les titulaires de LICENCE/MAÎTRISE sont les plus nombreux avec 55,60% suivi des détenteurs de BT avec 25,76%. Les titulaires de DEA/DESS/DOCTORAT sont les moins nombreux avec seulement 1,98%.
Le coût total de mise en œuvre du programme est estime à 2 940 754 684 F CFA. On note que de son début à nos jours, le programme de Stage de Formation Professionnelle a renforcé l’employabilité de 37.647 jeunes sur toute l’entendue du territoire national.
La stratégie de mise en œuvre du stage de formation professionnelle est basée sur le partenariat avec les structures publiques, para publiques, ONG, Collectivités territoriales, Organisations consulaires et faîtières.
Le programme de stage de formation professionnelle est soutenu par un mécanisme de suivi évaluation qui permet d'identifier les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre du programme, s’assurer de l’acquisition de compétences par les stagiaires, dénombrer les jeunes effectivement présents et en stage dans les différentes structures, produire un rapport régulier sur le fonctionnement et les performances du programme. 
En termes de perspectives il s'agira de préparer la mise en œuvre du 11ème Programme de Stage de Formation Professionnelle, faire une évaluation d’impact du programme et rechercher des ressources suffisantes pour la mise en œuvre du programme. 
L’occasion était bonne pour le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Maouloud Ben Kattra, d’expliquer les ambitions du gouvernement dans le cadre de la lutte contre le chômage. «Depuis 2013, mon département, à travers l’APEJ, a financé toutes catégories confondues, 6 679 projets dont plus de la moitié en milieu rural en partenariat avec le PROCEJ, le PAFIP et l’organisation internationale des migrations », a-t-il déclaré. Et de préciser que l’ensemble de cette enveloppe se chiffre à 4, 595 milliards de francs CFA, dont 2,5 milliards apportés par les partenaires techniques et financiers. 
Pour le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Maouloud Ben Kattra, la question de l’emploi tient à cœur les plus hautes autorités du Mali au point qu’elles n’ont de cesse de créer des conditions d’’autopromotion professionnelle de notre jeunesse. C’est ainsi que 25 000 jeunes, essentiellement issues des régions du Nord ont été formés suivant la techniques Haute intensité de main d’œuvre. Le coût de ce programme est estimé à 2 milliards 919 millions 675 mille 16 francs CFA.
Pour le ministre Ben Kattra, concernant les emplois créés en milieu rural sur la même période, 332 jeunes ont été installés dans la riziculture et le maraîchage. Quant aux emplois saisonniers et aux formations dans la réalisation d’infrastructures, suivant la technique Haute intensité de main d’œuvre. Ils ont concerné, à en croire le ministre, environ 25 000 jeunes essentiellement dans les régions du nord. « Le présent programme affectera une année durant, et ce pour la première fois, jusqu’à 5 360 jeunes diplômés dont 2 500 jeunes femmes, aux ONG nationales et internationales au Mali, les collectivités territoriales, les services publics et parapublics », a-t-il déclaré.
Pour ajouter qu’au total 34 189 candidatures de la tranche 17- 40 ans ont été enregistrés dont 14 768 féminines. Et de préciser que le coût estimatif est 2 916 875 016 F CFA. Le programme du stage de formation professionnelle, auparavant appelé volontariat de l’APEJ, a bénéficié depuis 2013 à 22.647 jeunes diplômés maliens dont 11.261 femmes pour un coût de plus de 10 milliards de francs CFA.
Depuis 2013, 13.262 jeunes ont été formés dans les modules de l’entreprenariat pour un montant de près de 2 milliards de francs CFA alors que plus de 9.000 jeunes ont été sensibilisés à l’esprit d ’entreprise et 1.672 placés dans des programmes d’incubation. 
Au Mali les immenses potentialités agricoles n’attendent que d’être exploitées à hauteur de souhait pour garantir la sécurité alimentaire et générer de la plus-value commerciale », a déclaré le ministre Ben Kattra. Avant de préciser qu’avec 12 millions d’hectares cultivables, sur lesquels 3,5 millions sont actuellement mis en valeur, un potentiel irrigable de 2,2 millions d’hectares, les barrages et dispositifs de retenue d’eau, ces potentiels agricoles, piscicoles, arboricoles et cet immense cheptel, il n’y a pas de place pour le chômage pour les plus audacieux. 
Le Premier ministre qui a visité les stands d’exposition des organisations intervenant dans l’entreprenariat a souligné l’importance de l’investissement dans les ressources humaines et le rôle de l’initiative privée dans la création d’emplois.

SOURCE: APEJ